C’est la débâcle, vive le printemps !

La grève se passe. Elle se présente comme occasionS à saisir. Pour conjurer l’anxiété de l’absence de fins déterminées, de canaux raisonnables, certain-e-s en viennent à s’en détourner, à la mépriser même, en tant qu’intuition illusoire. Pour son imprévisibilité même, sa fuite des séquences planifiées. Car comme ces rivières dont on ne peut empêcher le débordement, ce printemps est débâcle : entrechocs qui libèrent des courants de possibles qui submergent les parts toujours gelées pour laisser place à d’autres manières de vivre, cet inconnu dense, fond sombre de la vie qui grouille. La grève ouvre (sur) cette partie de nous qui ne peut se lasser de vouloir vivre. Que l’on déborde!

 

débâcle